Des centaines de familles à Ottawa n’ont pas d’autre choix que de vivre dans des motels. Veuillez lire l’histoire de Cynthia, la mère d’une de ces familles, et découvrez comment le CRCBV donne un coup de main.

Imaginez que vous élevez seule quatre enfants âgés de 7 à 16 ans et que vous êtes contrainte de vivre dans une petite chambre de motel à deux lits… et ce, depuis dix mois. Il n’y a ni espace de jeu ni cuisine et, bien sûr, aucune vie privée. C’est ce que vit Cynthia, une résidente de la Basse-Ville, ainsi que plusieurs des 879 familles ayant vécu l’itinérance à Ottawa en 2016.

Pourquoi dans un motel? Les deux refuges pour familles opérés par la Ville n’étant plus capables de répondre aux besoins, les familles sont logées dans des chambres.

Cynthia nous parle de sa situation : « Les plus grands défis de vivre ici, c’est de trouver où faire la cuisine, laver les vêtements, trouver où amener les enfants durant les jours d’été… On fait notre vaisselle dans la baignoire. Dormir… c’est un peu pénible parce qu’on a deux lits pour cinq personnes… »

Toutefois, Cynthia ne se plaint pas de son sort. Elle et sa famille ont vécu des situations bien pires. « On a quitté notre pays qui était en conflit en 2016 », dit-elle avec un brin de tristesse. Aujourd’hui, elle se bat pour améliorer leur sort et s’efforce de vivre le présent avec positivisme. « Il faut apprendre à s’adapter à n’importe quelle situation qu’on rencontre dans la vie… ce qui m’a permis de vivre tout ça, c’est la patience et la persévérance ! »

« Le Centre de ressources communautaires de la Basse-Ville nous aide beaucoup. Amener les enfants au club des devoirs, ça les aide à trouver une occupation après l’école, pour ne pas déambuler dans les rues… Ils trouvent un endroit calme, bien efficace pour faire leurs devoirs. La cuisine communautaire nous permet de nous retrouver dans notre communauté, de nous aider les uns les autres, de préparer des aliments, de nous sentir unis. »

Le CRCBV offre également une banque alimentaire, une banque vestimentaire, une laveuse-sécheuse et un accès internet aux résidents de la Basse-Ville. Le Centre propose aussi à Cynthia de redonner à la communauté en devenant bénévole lors d’événements du quartier comme Basse-Ville en fête qui a lieu chaque année au Parc Jules-Morin.

Malgré les défis, Cynthia et ses enfants vont bien : les jeunes ont des bonnes notes et Cynthia a trouvé du travail à temps partiel. Elle a bon espoir que sa famille pourra bientôt déménager dans son propre logement … Elle sourit en nous avouant : « ce sera un oumph de soulagement ! »

Pour en savoir davantage sur l’histoire de Cynthia vous pouvez visionner ici, lire l’article sur la page 12 de L’Echo de la Basse-Ville, ou lire notre premier Bulletin du CRCBV (bulletin – Nov2017 – FR).